“Ti ammazziamo, sei morto, ti sfondo”. La violenza della polizia in Francia

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Pubblichiamo qui di seguito un primo articolo di Revolution permanente sulla violenza della polizia francese. E’ la testimonianza d’un giovane insegnante che giovedi’ scorso (22 settembre) e’ stato aggredito da un gruppo di poliziotti fuori da una stazione della periferia parigina. Il giovane e’ stato colpito, minacciato e insultato dai poliziotti per aver ripreso col suo cellulare il fermo brutale di una signora nera.

Come ricordano i redattori di Revolution permanente questo episodio va ricondotto a una generale intensificazione della violenza dello Stato francese, che e’ iniziata con gli attentati di Charlie Hebdo, si e’ in seguito consolidata e ha raggiunto il suo culmine contro gli oppositori della Loi Travail, in particolare contro i giovani delle periferie, con le centinaia di feriti e le migliaia di fermi fatti dalla polizia nei mesi scorsi.

Stato d’emergenza, porto d’armi autorizzato fuori servizio, delazione di “elementi radicalizzati” nelle scuole – sono gli ingredienti della guerra interna condotta dallo Stato francese sotto il governo socialista di Hollande. Una guerra che, a cominciare dalle donne, colpisce tutti gli immigrati musulmani, come dimostra la campagna razzista e sessista sulla faccenda del burkini. Ma questa caccia al “nemico interno” musulmano si e’ ben presto allargata al casseur, il “vandalo estremista”, e ai giovani delle banlieu, e ai sindacalisti e militanti oppositori della Loi Travail. Questa guerra ha cioe’ mostrato subito il suo carattere di classe: si colpiscono le persone indisciplinate e “sospette” per mettere paura a chiunque osi protestare, e in particolare a quella massa di lavoratori e di giovani che si sono opposti con determinazione alla Loi Travail.

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Je sortais d’une gare de banlieue avec une copine, en fin de journée. Au moment de passer les tourniquets, on entend des hurlements. Pas un cri normal, mais un cri de douleur, intense, et l’on comprend immédiatement qu’il se passe quelque chose. Comme tous les autres à côté de nous, mon regard est capté par la scène qui se déroule sur notre gauche. Une femme noire d’une cinquantaine d’années est menottée, et c’est elle qui hurle que les menottes lui broient les mains, qu’elle n’en peut plus. Entre elle et le petit attroupement d’habitants qui s’est formé, une trentaine de policiers équipés, avec un chien d’assaut. Il y a la sûreté ferroviaire et la police nationale.

Les gens sont inquiets, l’ambiance est très tendue, tout le monde demande ce qui se passe, pourquoi ils torturent cette femme en pleine rue. La scène est marquante, elle ressemble à cet été après l’assassinat d’Adama, ou aux images de la mobilisation aux Etats-Unis : une rangée de policiers, face à une autre rangée d’habitantes et habitants noirs de la ville. Ces derniers sont clairs, ils n’ont aucune confiance. Un homme raconte comment son frère a été interpellé sans raison, mis en garde à vue et violenté. Les flics nous disent de « nous casser ».

J’avais peur pour la victime de cette interpellation, peur de cette scène raciste, je voyais la police déraper à tout moment. J’ai sorti mon téléphone pour filmer, en me disant que cela pourrait cadrer les choses, faire baisser le niveau d’impunité. Ça n’a pas duré plus d’une minute. L’un des flics m’attrape par l’épaule gauche et me fait pivoter : « celui-là on lui fait un contrôle d’identité ». Je demande pourquoi, il m’arrache mon téléphone. Je lui dis qu’il n’a pas le droit de le consulter sans mandat de perquisition.

Mais tout s’accélère : dès qu’ils ont réussi à me tirer de leur côté du cordon formé par leurs collègues, ils se mettent à deux sur moi, chacun me faisant une clé à l’un des bras. Une douleur énorme me traverse les articulations. J’ai les deux bras torsadés dans le dos, avec ces deux hommes dans des positions qu’ils ont apprises, qui pèsent de toute leur force pour me plaquer contre le mur. Continua a leggere “Ti ammazziamo, sei morto, ti sfondo”. La violenza della polizia in Francia